A propos de souveraineté alimentaire…
Cliquer ici pour écrire à l'auteur : alexMichel Barnier: « il faut favoriser la production locale aux Antilles ».
Un “très gros travail” doit être fait dans l’agriculture et la pêche aux Antilles pour recréer “une souveraineté alimentaire” et favoriser la production locale, a déclaré vendredi le ministre de l’Agriculture et de la Pêche Michel Barnier.
Interrogé sur France 2, M. Barnier a cité l’exemple de la Guadeloupe où “plus de la moitié du boeuf” consommé est importée tandis que le taux passe à 95% pour les volailles.
“Il n’y a pas eu suffisamment de soutien à la production locale”, a reconnu M. Barnier qui évoque également “la facilité d’importer”. “Nous allons construire et reconstruire des filières”, a-t-il ajouté.
Il a évoqué aussi la Réunion qui a connu le même problème que les Antilles en important l’essentiel de sa viande. “On a créé un pôle viande avec le soutien de l’Union européenne, des collectivités locales et de l’Etat français et l’on a retrouvé de la souveraineté alimentaire”, a-t-il affirmé.
Voila une idée qui pourrait faire réfléchir ceux qui ont en charge le développement de la Guadeloupe.
Quelques mots sur la Souveraineté Alimentaire
La souveraineté alimentaire est un concept développé et présenté pour la première fois par Via Campesina lors du Sommet de l’alimentation organisé par la FAO à Rome en 1996 [1]. Il a depuis été repris et précisé par les altermondialistes lors des différents Forums Sociaux Mondiaux.
La souveraineté alimentaire est présentée comme un droit international qui laisse la possibilité aux pays ou aux groupes de pays de mettre en place les politiques agricoles les mieux adaptées à leurs populations sans qu’elles puissent avoir un impact négatif sur les populations d’autres pays. La souveraineté alimentaire est donc une rupture par rapport à l’organisation actuelle des marchés agricoles mise en œuvre par l’OMC.
Complémentaire du concept de sécurité alimentaire qui concerne la quantité d’aliments disponibles, l’accès des populations à ceux-ci, l’utilisation biologique des aliments et la problématique de la prévention et gestion des crises, la souveraineté alimentaire accorde en plus une importance aux conditions sociales et environnementales de production des aliments. Elle prône un accès plus équitable à la terre pour les paysans pauvres, au moyen si nécessaire d’une réforme agraire et de mécanismes de sécurisation des droits d’usage du foncier.
Au niveau local, la souveraineté alimentaire favorise le maintien d’une agriculture de proximité destinée en priorité à alimenter les marchés régionaux et nationaux. Les cultures vivrières et l’agriculture familiale de petite échelle doivent être favorisées, du fait de leur plus grande efficacité économique, sociale et environnementale, comparée à l’agriculture industrielle et les plantations de grande échelle où travaillent de nombreux salariés. La place et le rôle des femmes sont privilégiés.
La souveraineté alimentaire privilégie des techniques agricoles qui favorisent l’autonomie des paysans. Elle est donc favorable à l’agriculture biologique et à l’agriculture paysanne. Elle refuse l’utilisation des plantes transgéniques en agriculture.
Il s’agit aujourd’hui de creuser cette piste pour la revalorisation d’une agriculture de proximité afin de nous permettre d’être moins dépendant des importateurs.
Wikipedia


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